
Les eaux phréatiques ont subi une dégradation croissante de leur qualité durant les décennies passées.
En Bretagne, comme dans la majorité des régions agricoles les décharges industrielles polluantes ont moins été responsables de cette dégradation que des pratiques d'agriculture et d'élevage intensifs qui ne prenaient pas en compte l'impact environnemental.
En trente ans d'une telle aberration écologique, les eaux souterraines et donc les eaux distribuées au public ont souffert d'empoisonnements constants et croissants:
• Les nitrates sont les plus connus, les plus discutés aussi. Les déjections animales, jointes aux lessivages des engrais par les pluies ont fait de la Bretagne, par exemple, une région sinistrée pour ce qui concerne les ressources en eau potable et l'une des plus importante consommation d'eau minérale au monde.
• L'impact des métaux lourds est moins connu mais réel. Il provient de l'incorporation de sels de zinc et de cuivre dans les aliments destinés aux jeunes porcs. Ces métaux sont en grande partie excrétés et se retrouvent dans les effluents des élevages intensifs.
• Les pesticides ont des effets plus pernicieux et moins médiatisés. La France figure au premier rang mondial pour la consommation, l'utilisation sur son sol de biocides. Ceux-ci pénètrent dans la terre et ont un effet délétère sur les micro-organismes du sol et du sous-sol. Petit à petit, ils s'infiltrent dans les nappes phréatiques, source de l'eau potable.
• Le chlore, utilisé comme stérilisant pour neutraliser les micro-organismes pathogènes potentiellement présents dans l'eau avant ou après traitement, se combine spontanément à toute matière organique. Son effet sur la vie est toujours destructif, il ne discrimine pas entre les bonnes et les "mauvaises" bactéries.
• L'aluminium, qui provient des traitements des eaux de surface par coagulation floculation serait l'un des principaux responsables de la maladie d'Alzeimher. Depuis une dizaine d'années, les normes de qualité de l'eau potable ont divisé par 10 les teneurs limites en aluminium résiduel. Les sels ferriques sont de bonnes alternatives depuis plus de 30 ans, ils ne présentent pas les inconvénients de l'aluminium (au contraire), mais les intérêts financiers prévalent toujours.
• L'information subtile. Teruo Higa dans son livre "Une révolution pour sauver la terre" écrit: "Ce qui rend les problèmes de l'eau tellement importants, c'est qu'il n'est pas simplement question de qualité d'eau, mais de l'information qui y est enregistrée et qui va déterminer sa nature à un moment donné. La pollution atmosphérique et les divers contaminants trouvés dans le sol ont déjà commencé à produire une information de la pire espèce. Transférée à l'eau et celle-ci agissant comme vecteur, c'est cette information nocive et contraire qui affecte négativement l'environnement et la santé directement et indirectement." Un autre japonais Masaru Emoto, a caractérisé de façon remarquable cette mémoire de l'eau soumise à ces informations.
Nous savons aujourd'hui que les traces même difficilement dosables de métaux lourds, de pesticides et d'organo-chlorés présentes dans les eaux de boisson consommées régulièrement peuvent s'accumuler peu à peu dans le corps et ne manifester leur effet toxique qu'après plusieurs années, lorsque le seuil de tolérance est dépassé dans l'organisme.
De plus, les allergies donnent des manifestations "explosives" pour des expositions répétées à des traces infimes de certains de ces produits résiduels (nickel, aluminium, atrazine, pesticides). Il est donc particulièrement important de boire une eau parfaitement vierge de ces produits.